Terre de contrastes, Madagascar a aussi une diversité géographique spectaculaire. Cela fait de ce pays une destination rêvée pour tous ceux qui aiment la marche en pleine nature. Des massifs arides, des plages bordées de sable et de cocotiers, des forêts tropicales et des rizières en étage, l’île offre une multitude de destinations sauvages et souvent préservées du tourisme de masse. Pour les amateurs de randonnée, un trekking à Madagascar est l’une des expériences qu’ils ne doivent pas rater pour une aventure physique et immersive. Cette activité permet de découvrir des itinéraires exigeants, parfois isolés, mais toujours exceptionnels.
Le massif de Makay : un itinéraire hors du commun
Situé entre les régions Atsimo-Andrefana et Menabe, le massif du Makay est l’un des plus beaux sites de ce pays. S’il est très peu fréquenté par les touristes, c’est parce que l’accès y est difficile. Il s’agait d’un ensemble formé par des falaises, des canyons et des forêts primaires. Outre les espèces végétales qui s’y trouvent, les randonneurs peuvent aussi y rencontrer des espèces animales sauvages diverses. C’est une destination de choix pour un trekking à Madagascar destiné pour les amateurs de marche avides de grande aventure.
Le terrain est souvent escarpé, donc très technique. Les circuits sont constitués de montées abruptes, de passages en rivière et des bivouacs isolés. En revanche, les paysages sont riches et saisissants. Le trek peut durer de 6 à 10 jours. Pour y aller, il faut donc bien se préparer et avoir une logistique sérieuse.
La découverte du massif de Makay doit toujours être faite avec des professionnels en voyage et notamment en trekking. Il est également nécessaire d’y voyager avec des porteurs locaux qui connaissent bien les circuits.
Le Makira et la forêt pluviale du nord-est
Très peu connue, la zone du Makira se trouve entre Antalaha et Maroantsetra dans le nord du pays. Elle est principalement constituée de forêt dense et mystérieuse. Il attire les randonneurs les plus aguerris qui souhaitent plonger dans un environnement similaire à celui de l’Amazonie. La végétation y est omniprésente et le climat est humide presque toute l’année. Cela rend les pistes glissantes et les conditions logistiques rudimentaires. Mais les aventuriers qui ne reculent devant rien trouvent cet endroit magnifique.
Ce trekking permet de pénétrer au cœur d’une des forêts tropicales malgaches les plus sauvages. La faune et la flore y sont uniques. Les randonneurs ont une grande chance de rencontrer des espèces de lémuriens endémiques, des oiseaux rares et des orchidées qui n’existent nulle part ailleurs. Pour terminer le trek, il faut environ deux semaines. Une grande préparation en amont s’impose avant de s’y aventurer.
Le parc national d’Andringitra et le Pic Boby
Plus connu que les deux itinéraires précédents, la boucle du parc national d’Andringitra et le Pic Boby reste toujours exigeant. Le massif de l’Andringitra est d’ailleurs, une référence du trek à Madagascar. Il est classé parc national et son sommet le plus haut s’appelle le Pic Boby. Il est le deuxième plus haut du pays avec ses 2 658 mètres d’altitude. Pour y accéder, il faut avoir un mental de résistant et un physique d’acier. Il est donc réservé aux randonneurs expérimentés. Une fois en hauteur, on peut profiter de la vue spectaculaire sur la vallée d’Ambalavao et les Hautes Terres.
Les circuits sont au choix dans cette zone. Certains durent 2 et d’autres peuvent aller jusqu’à 5 jours. Les randonneurs peuvent passer les nuits en tente ou en refuge. Les marcheurs n’ont pas que le Pic Boby à découvrir. Ils peuvent aussi admirer les forêts humides du versant est du parc, la Vallée du Tsaranoro et le plateau d’Imarivolanitra. Le terrain dispose de dénivelés importants et il est souvent rocailleux. Il faut donc avoir les équipements nécessaires pour parvenir à le parcourir.
Le massif de l’Isalo : une traversée aride et technique
Connu pour ses paysages de western, le parc national de l’Isalo, dans le sud-ouest de Madagascar fait partie des incontournables des randonneurs. Il dispose de circuits plus engagés que les boucles touristiques classiques. Certains d’entre eux permettent de sillonner le massif sur plusieurs jours et de passer par des plateaux arides, des gorges, etc. Ils mènent aussi à des oasis inattendus au cœur de la forêt et de découvrir des piscines naturelles d’exception.
Le manque d’ombre et la grande chaleur rendent ce trek à Madagascar très exigeant. Il exige une bonne forme physique, un mental de fer et surtout une bonne gestion de l’eau. Mais tout cela est récompensé par la beauté brute des paysages rocheux, la magie des couchers de soleil et des nuits étoilées dans le silence du désert malgache.
